Et nage, nage la grenouille
Impression de me reprendre en main. Je n’ai pas fait ça depuis si longtemps.. Comment ai-je pu à ce point m’enfermer dans la routine du travail, dans la fatigue des horaires très contraignants, dans l’appréhension d’une humeur complètement alétaoire d’une patronne toujours sur les nerfs ? Comment ai-je pu ne pas voir que je m’enchainais, que je ne me laissais pas vivre et qu’il y avait des barreaux autour de moi ?
J’avais peur que le manque d’horaires fixes pour “bouger” de la maison me fasse devenir larve. J’ai vu ma mère se perdre dans son chomage, ne plus se remuer, s’enfoncer dans la dépression. Je me connais, rester chez moi à rien faire, j’adore ça. Des bouquins, j’en ai tant en retard que ce serait très facile. Et puis le pc appelle à l’inaction, le fourbe.
Je fais tant de démarches administratives que je suis épuisée de courir partout. Rien que pour signaler que j’ai changé de nom, c’est du sport ! Incroyable le nombre de papier qu’il faut, le nombre d’endroit où il faut aller, sans parler du compte-joint qui nécessite un tas de RIB à tout le monde. Au moins, là, je sais pourquoi je me déplace.
Et comme si ça ne suffisait pas, j’y ajoute la piscine. Je vais casser le mythe de suite, je n’ai pas la grâce d’une sirène, je ne fais pas des plongeons impressionnants (j’en fais pas, du tout comme ça c’est réglé), et je sais pas trop nager m’étant toujours contentée de la gentille brasse version grenouille. Quand je coule pas, évidemment. Aujourd’hui, j’ai appris à nager sur le dos. Grosse progression pour la grenouille.
Bande-son : Nelly Furtado – Say it right

aout 2004

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