Dégradation de l’être humain

Parfois je voudrais ne pas être humaine. Un chat, peut-être. Ou un rêve. Un nuage. Une goutte de pluie. Quelque chose qui ne m’oblige pas à comprendre que la personne qui blesse à ses excuses. Quelque chose qui ne m’oblige pas à voir ma mère comme une faille béante, mon ex-patronne comme un animal qui mord par peur.

Je suis l’humaine à vos pieds. Qui pleure. Rit. Mendie. Arrache. Essuie. Lave. Frappe. Boit. Gémit. Caresse. Trahit. Dessine. S’effeuille. Parle. Enerve. Aime.

Nous sommes tous l’humain de quelqu’un.

(Cf la note de colères essentielles).

~ par Earlinde sur 13 juin 2007.

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